dimanche 24 juillet 2016

Enfant 44

Hiver 1952, Moscou. Leo Demidov est un brillant agent de la police secrète soviétique, promis à un grand avenir au sein du Parti. Lorsque le corps d'un enfant est retrouvé sur une voie ferrée, il est chargé de classer l'affaire. Il s'agit d'un accident, Staline ayant décrété que le crime ne pouvait exister dans le parfait État communiste. Mais peu à peu, le doute s'installe dans l'esprit de Léo et il découvre que d'autres enfants ont été victimes "d'accidents" similaires. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Léo est contraint à l'exil avec sa femme Raïssa. Prenant tous les risques, Léo et Raïssa vont se lancer dans la traque de ce tueur en série invisible, qui fera d'eux des ennemis du peuple...  Produit par Ridley Scott et adapté du Best-Seller de Tom Rob Smith, Enfant 44 est un thriller captivant, sur fond historique, où tension et suspense sont de plus en plus palpables.

Enfant 44
Réalisation : Daniel Espinosa
Scénario : Richard Price
Musique : Jon Ekstrand
Sortie : avril 2015
Durée : 2h 17min
Avec Tom Hardy, Gary Oldman, Noomi Rapace, Joel Kinnaman, Jason Clarke, Vincent Cassel, Paddy Considine, Fares Fares, Nikolaj Lie Kaas, Charles Dance, Josef Altin, Agnieszka Grochowska, Sam Spruell, Anna Rust, Michael Nardone et Xavier Atkins



L'histoire de ce film et moi c'est que j'avais vu les affiches quand il était sorti au cinéma. Partout. Après plusieurs passage devant en voiture, j'arrive à déchiffrer les noms de Tom Hardy et Gary Oldman et je me dis que punaise, sacré casting, je veux voir ce film. N'allant quasiment jamais au cinéma parce que chez moi, il ne passe pas ou peu de VO, je n'y suis pas allé. J'oublie ce film jusqu'à ce que je le trouve dans le bac des soldes de la Fnac. J'achète. Je ne m'attendais pas du tout à ça. Mais alors pas du tout (je n'avais jamais lu de synopsis). Je suis très agréablement surpris parce que c'est vraiment pas mal, que quasiment tous les acteurs sont excellents et tiennent leur rôle à merveille. La musique est très bonne, la réalisation me plaît beaucoup et ça fait tellement plaisir de voir comme certains personnages principaux ont des vies de mer**. J'aime beaucoup ce film, ce n'est pas drôle du tout, c'est très violent, mais que c'est bon.

Sa Majesté des Mouches

Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte. L'aventure apparaît aux enfants comme de merveilleuses vacances : ils se nourrissent de fruits, se baignent, jouent à Robinson. Mais il faut s'organiser et, suivant les meilleures traditions des collèges anglais, ils élisent un chef... Un grand roman d'aventures, mais surtout un magnifique roman d'apprentissage de la vie en société avec ses règles et ses cruautés.

Sa Majesté des Mouches
De William Golding
Traduction : Lola Tranec
Édité chez Folio
en janvier 2010
I.S.B.N. 978-2-07-037480-9



Je ne suis pas certain que ce soit un livre qui marque. J'ai mis un moment à le lire parce que trop de boulot et pas assez de temps, du coup, j'avais fait une pause d'environ deux semaines après lesquelles je ne me souvenais de rien en dehors des personnages. J'ai donc repris deux chapitres en arrière afin de me remettre les derniers événements en tête et ai enchaîné jusqu'à la fin (vacances à la campagne obligent, j'ai plein de temps pour lire et c'est tellement bon). Ce n'est pas mal écrit du tout, bien rythmé, suffisamment crédible pour qu'on y croit un minimum, du coup, l'immersion est presqu'immédiate. Je ne comprends pas trop pourquoi on ne se souvient de rien seulement deux semaines après lecture mais c'est ainsi (du moins pour moi (oui, j'ai une mémoire très approximative et excessivement discutable mais tout de même)). Le seul problème étant, notons-le quand même, que l'on a du mal à croire que tous les personnages sont des enfants (entre 6 et 12 ans). Non... en réalité, deux personnages sèment le doute, tous les autres jouent leurs rôles à la perfection, mais Robert et Roger ne font pas tellement enfants. Du coup, ça sème le doute pour tous les autres (alors que ce ne sont que des personnages secondaires et ça, c'est fort). Ce livre n'en reste pas moins une superbe satyre de la race humaine et donne sur une fin qui pourrait (aurait dû) être un début. En effet, je ne peux m'empêcher de me poser la question : et après?